La santé du futur avec ou sans le pharmacien ?

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Les pharmaciens ne doivent pas perdre de vue que le marché de la santé n’a jamais été en telle croissance. Certes, l’émergence d’un nouveau type de consommateur, moins fidèle, mieux informé et plus exigeant implique une profonde réflexion et une adaptation de la profession aux nouveaux modes de « consommation » de la santé, marqués notamment par davantage d’automédication. Mais les enquêtes de l’Observatoire des métiers et des professions libérales révèlent que le besoin de conseil de ces consommateurs est croissant, même s’il tend aujourd’hui à emprunter des voies a priori différentes de l’officine, dont Internet.

Autrement dit notre contexte nécessite-t-il toujours autant de pharmacies ? Pourrait-on se passer de la moitié d’entre elles ? Peut-être. L’accès au soin y sera-t-il pourtant moins bon qu’aujourd’hui ? Peut-être pas. En passant de 40.000 stations-service en France en 1980 à environ 10.000 aujourd’hui, il n’y a pas eu plus de pannes d’essence. L’innovation dans la motorisation s’est développée, le réseau s’est réorganisé, les coûts ont diminué.

Nous ne pouvons faire comme si les technologies n’auront jamais de conséquence sur la délivrance de soins. Qu’est-ce qui aujourd’hui empêcherait un médecin généraliste d’envoyer la prescription médicale directement à une plate-forme Amazon qui livrerait en moins d’une heure à domicile. Et qui plus est le livreur pourrait tout à fait être un livreur-pharmacien qui s’assoirait quelques minutes pour expliquer la prescription. Car tel est bien le réel concurrent de l’officine traditionnelle. Amazon est certainement l’une des organisations logistiques des plus performantes actuellement, et le pharmacien, s’il ne comprend pas que sa valeur ajoutée est sur le service et non sur la boîte, qu’est-il d’autre qu’un distributeur ?

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